Selon CNRTL : Perturbation atmosphérique importante sur terre ou sur mer, caractérisée essentiellement par un vent violent (souvent accompagné de précipitations) et, en mer ou sur un lac, par de fortes vagues. A la rubrique du sens figuré : Trouble, agitation, réaction violente d'une personne, d'une collectivité; grand trouble, grande agitation de l'âme, de l'esprit chez une personne.
Pour le dico de Monsieur Rey, pas moins d'une colonne et demi consacrée au mot ! Tempête signifie d'abord concrètement ouragan, orage très violent et s'emploie spécialement en parlant de ce temps sur la mer. Les divers sens figurés apparaissent dès le XIIème siècle au sens de folie, mélancolie et n'est plus usité, tourment, trouble de l'âme survit. Au XIIIème siècle la métaphore s’étend à bruit, vacarme ; trouble bagarre, émeute arrivent au XIVème siècle.
La tempête atmosphérique, ça je connais. Quand ça nous tombe sur le coin du râble, on préfèrerait être ailleurs néanmoins c'est très beau une tempête.
Les autres tempêtes aussi je connais, j'aimerais mieux les éviter mais je suis cernée, nous sommes cernés par diverses tempêtes ; viendra t'il des bonasses, des calmes ou une petite embellie, rien qu'une petite  ? L'idéal serait une bonne grosse sérénité, le monde s’ennuierait s'il cessait de se nuire ?
Dans l'assemblée nationale de mon petit pays, il y a un député d'extrême-droite (classé ainsi par le ministère de l'intérieur) mosellan-versaillais mais élu de l'Hérault (sont devenus fadas les héraultais pour élire un nordiste ?). Ce garçon avait, en son jeune temps, créé une banque en ligne, filiale d'une autre ayant pignon sur rue, et qui se nomme blank… rigolo ce nom, en anglais cela signifie blanc mais aussi vide… une banque qui se nomme vide, ça inspire confiance !
Ce garçon a déclenché une belle tempête en se mettant en devoir de dégommer les services publics de l'audio-visuel. Rapporteur d'une commission parlementaire sur l'audio-visuel public réclamée haut et fort par la droite qui se croit bien burnée, il a dérapé plus d'une fois, ses propos ont été recadrés par le président de ladite commission plus d'une fois, il a usé d'approximations et de parti-pris tout au long des auditions des personnalités des services publics de l'audio-visuel. Un jeune gars bien sous tous rapports donc qui se sent pousser des ailes en grenouillant dans les parages du milliardaire breton possesseur de chaines de télévision, de radios, de journaux et de maisons d'édition. C'est dire si les idées bien rétrogrades du patron ont de quoi s'exposer au plus grand nombre mais non, cela ne suffit pas, il faut supprimer les services publics d'information.
Certes les services d'audio-visuel publics ne sont pas des parangons d'équité, de justesse ou totalement impartiaux… et non, ce ne sont que des hommes et des femmes qui, s'ils tentent de faire au mieux leur boulot, sont forcément influencés par leurs propres aspirations. Ces médias dépensent trop de sous du contribuable ? Et bien des audits et débarquement des dispendieux, rapido-vite-fait-bien-fait !
Qu'il existe des chaînes d'opinion, des journaux d'opinion, etc, quoi de plus normal en république ! un service public permet de limiter, d'expliquer, de lisser les outrances de chaque ligne éditoriale orientée à droite ou à gauche. Ce n'est pas parfait ? tant mieux ! écoutons avec nos oreilles, travaillons du neurone pour nous faire notre propre sentiment face aux informations présentées… c'est quand même pas compliqué, on n'est pas des imbéciles incapables de réflexion nom d'une pipe.
D'ailleurs le patron milliardaire breton du député en question s'est fait un petit plaisir. Il a dégommé une maison d'édition renommée et respectée dans le monde des lettres : Grasset. En virant le directeur de cette maison, il a soulevé une tempête générale chez les écrivains qui ont décidé d'aller se faire éditer ailleurs… c'est pas trop tôt les gars et les filles ! le type possède votre maison d'édition depuis plus de trois ans et vous ne bougez que maintenant parce que le dirlo est viré ?  je rigole, jaune mais je rigole, de tous ces écrivains légitimement en colère il doit bien y en avoir deux ou trois de gauche pas plus. Il est un peu limité de la comprenette le milliardaire breton, non ? s'il voulait virer du "gaucho germanopratin", il semblerait qu'il ait raté son coup. Il récupère Monsieur Sensal qui est colère  contre Gallimard, cela suffira t'il à sauver la maison Grasset de la déconfiture, pas sûr et quel dommage la perte, pour des raisons idéologiques, d'une maison d'édition si ancienne.
Bah… le ministre de l'éducation vient de décider de supprimer quatre mille postes de professeurs ; plus personne ne saura lire ni comprendre ce qui est écrit alors après tout, une maison d'édition de plus ou de moins, des journaux de plus ou de moins… quelle importance hein…
Perdons des services publics d'information, perdons des maisons d'édition éclectiques, perdons des écoles publiques, perdons l'âme de ce qu'est une république de citoyens instruits et rentrons dans le royaume obscur de la bêtise rétrograde… la France des lumières vient encore de se prendre un bon coup d'éteignoir sur le coin de la gueule…

27 avril 2026