… la faribole du jour qui n'en est pas une, assurément.
Leïla Shahid est morte. Souffrante depuis longtemps, elle s'est suicidée. Les souffrances du corps certes mais les souffrances de l'âme devaient profondément la torturer.
Elle fut déléguée générale de la Palestine en France de 1993 à 2006.
J'ai eu la chance de la rencontrer, elle et son collègue juif fils de grand-rabin Michel Warschawki qui opéraient une grande tournée en France pour expliquer comment tenter de donner une chance à un dialogue de paix entre Israël, état théologique juif, et Palestiniens majoritairement musulmans et sans état .
Rencontre lumineuse, pleine d'Histoire, de savoir, sagesse aussi ; c'était un temps où nous avons touché du doigt la possibilité d'un commencement de résolution du conflit… las…

Reposez en Paix Madame, la Paix sur vous, enfin…
20 février 2026
Combien de livres ai-je lus depuis la dernière note extrait-16 ?
Je n'ai pas compté et quelques uns purent sans doute mériter un p'tit coup de faribole : Laurent Gaudé toujours aussi bon et qui change de style à chaque nouvel opus avec Chien 51 et sa suite Zem ou encore Mickaël Connelly qui a créé un nouvel enquêteur le dénommé Stilwell ou Grangé, une fois n'est pas coutume, une histoire en deux tomes excellents et bien noirs :"sans soleil", et d'autres et d'autres…
Aujourd'hui, je reviens par hasard comme souvent à une ancienne amour : René-Victor Pilhes dont j'ai trouvé chez un bouquiniste un ouvrage que je n'avais jamais lu. Gloire aux bouquinistes !
"La médiatrice" narre les dessous, dehors et autres turpitudes télévisuelles et publicitaires. Quoique sa date de parution en 1989 soit bien lointaine, il gagne à être lu. Si l'on extirpe le style burlesque, le récit tient la route encore aujourd'hui. Les réseaux dits sociaux n'existaient pas encore, peu importe on peut facilement imaginer les insérer dans la trame. Les personnages campés sont si fictifs qu'on croirait y reconnaitre quelques tristes sires soi-disant amuseurs télévisuels actuels dont je n'ai vu que des extraits d'émission sur le net et cela m'a suffit amplement et conforté dans l'inintérêt de visionner cette étrange lucarne abrutissante et manipulatrice.
En quelques mots : un type regroupe ses télés, journaux et radios privés sous une seule enseigne "la médiatrice" dont les productions sont fabriquées sur un vieux paquebot en mer du Nord puis, quand tout fonctionne revend le bazar à un milliardaire quelconque et cynique.
Tous les gens d'audiovisuel, les publicitaires et les tartuffes politiques devraient lire ce vieux bouquin, la ministre des Louboutin de la culture aussi, d’ailleurs un petit extrait du tout début :
"…que si peu de temps après son initiative retentissante consistant à regrouper sur un navire sa télévision, ses radios et ses journaux, M. Sanaris céderait son empire au président Baboul et qu'il s'ensuivrait de si tragiques conséquences"
Que notre ministre des Louboutin de la culture qui souhaite ardemment regrouper tout l'audio-visuel public sous un même organigramme et y arrive puis la prochaine présidente une blonde à petite moustache noire sous le blair la revend au privé, à tout hasard à un catho tradi breton… qu'advient-il de la qualité du journalisme ?

Je sens que je vais ressortir "l'imprécateur", "la Pompéi" et autres livres de René-Victor Pilhes qui doivent se morfondre au fond de la bibliothèque ; cette "médiatrice" m'a donné envie de relire cet auteur comme si je n'en avais pas assez qui attendent, des bouquins !
3 janvier 2026
Z'avez envie de démarrer l'année en fanfare vous ?
Je bofise à donf… ma fière devise "faut pas mollir" commence à sentir le roussi… ou alors il faudrait que je fasse comme l'autruche, moi une vieille goupil faire l'autruche… pfff, incapable et bien malheureuse pour le monde comme il va et nous tous les populations qui prenons tout sur le coin de la truffe sans en pouvoir mais encore que je sois, pour l'instant, du bon côté du monde qui ne tourne vraiment pas rond.
Dictateurs de tout poil, souvenez-vous que dans l'histoire aucune dictature ou autocratie n'est parvenue à une copieuse longévité, je vous souhaite tout le mal possible et imaginable et c'est de bon cœur !
Amis, tous qui souffrez sous les divers jougs, je vous embrasse et, malgré tout, vous adresse mes vœux bien sincèrement quoique je doute fort que cela serve à qui et quoi que ce soit.

1er janvier 2026