Le prix des choses.

Combien ça coûte ?

C'est un objet de valeur !

Vous pensez que ces trois phrases sont liées, moi non.

Une chose, n'importe laquelle un objet disons, a un coût. Très facile à calculer le coût. Il suffit d'additionner le prix de chaque ingrédient qui a servi à fabriquer cet objet y compris celui de l'endroit utilisé pendant la création ainsi que celui de la main-d'œuvre. Le prix, c'est bien simple. Ce qu'il en coûte au porte-monnaie ! Bah oui, parfois l'usage de la langue n'est pas si simple qu'il y paraît pour la goupil de base. Le prix donc correspond à la somme d'argent qui est dépensée pour acquérir les ingrédients, il est constitué d'un coût, d'une marge bénéficiaire pour son vendeur et de taxes que l'état gratte au moment du transfert de propriété.

Simple, non ?

Le prix sera conséquence de ce que veut gagner le vendeur bridé par le contexte économique dans lequel il évolue. Fabriquer quelque chose a un coût, le vendre a un prix.

Quid de la valeur dans l'histoire ? Et où c'est donc que je veux en venir en vous racontant tout ça ! 

Pour répondre, il faut resserrer l'exemple et penser objet décoratif, artistique comme vous voudrez l'appeler. Bref, un truc qui ne sert à rien, absolument indispensable et sans prix........ mais avec une valeur, celle que l'on veut bien lui attribuer en fonction de l'envie possessive qu'on en a.

La valeur c'est un truc bien compliqué et complètement subjectif. Pas de calcul purement comptable possible. 

Arrivée là, je suis en mesure de confirmer que je sais combien me coûtent les choses que je fabrique ou les photos que je fais. Impossible d'évaluer un prix, je ne suis pas présidente-directrice-générale de l'entreprise "vente de fatras en tout genres".

La valeur des choses, c'est vous qui la faites et après, je suis d'accord ........ ou pas.......

3 octobre 2011

 

 

Des fora en général et d'un forum en particulier.

 

A l'usage on s'aperçoit vite que l'exercice de la conversation virtuelle n'est pas simple.

Participer à un forum devrait relever de la politesse ordinaire, du respect à priori envers les interlocuteurs, en s'inscrivant librement de même qu'on entrerait dans une boulangerie, irait au cinéma ou patienterait dans une salle d'attente quelconque.

Dans la vraie vie, on dit bonjour et si la conversation doit s'engager, on échange avec son interlocuteur des pias-pias ordinaires pour se faire reconnaître comme bavardeur valable. Bien rare sera accepté de bon cœur le clampin qui déboule quelque part sans le moindre signe d'intérêt envers les présents, qui se commet en diverses fautes de bienséance au risque de se faire vertement renvoyer dans ses foyers. Dans la vraie vie, le clampin qui se comporte comme un gougnafier est à peu près sûr d'avoir quelques ennuis verbaux au minimum, un coup de boule ou une tarte au pire en cas déplorable de manque d'arguments parlants....... quoique..... 

Une bonne paire de claques dans la gueule
Un bon coup d'savate dans les fesses........ une ordonnance de Boris Vian.

Il semble que l'exercice virtuel permette des écarts qui ne seraient jamais admis dans l'existence physique. Mystérieux, non ? Comment peut-on être affable et poli voire policé envers ses congénères à longueur de jours et se transformer en crétin pathétique dans la pratique d'un forum ? Voici qui ne laisse pas de m'étonner !

Certes un forum est quelque peu un "café du commerce". Il n'est pas vraiment étonnant qu'il y ait des incompréhensions et des écarts qui se terminent généralement autour de la Xième tournée dans un vrai café sauf dans les saloons de western mais bon, on n'y est plus en ces temps violents..... enfin en principe.....

Le "café du commerce" d'internet permet-il à des crétins pathétiques de s'exprimer ordurièrement en toute impunité ? Il apparaît que oui.

Pourtant ça doit être fatigant le boulot de crétin pathétique.

Il faut s'échiner à ne pas comprendre ce qui est écrit par les voisins mais forger un autre sens aux mots et phrases.

Il faut répondre très vite, vertement et tout-à-trac ; rester planté devant sa machine prêt à dégainer du clavier n'importe quelle connerie sans réfléchir.

Il faut attraper une tête de turc et la transformer en bouc émissaire. Un crétin commence et les autres ne tardent pas à débouler pour en rajouter une couche. Plus le préposé d'office au "bouquémissariat" répond, plus il répond poliment, plus il répond par des arguments, des sentiments et sa façon d'appréhender le malaise du moment, plus il est enfoncé. A lire les messages des crétins pathétiques on entendrait presque les mâchoires claquer et les rapières sortir des fourreaux....... une curée bien saignante si possible............ suprême puissance du crétin à l'action bien planqué derrière son écran, ordonner le bannissement ! Quelle élégance !

Sur le forum d'une chasse au trésor par exemple -mais pas par hasard-  je ressens toute la frustration, toute la bassesse qui se déverse dans les interventions des claqueurs de mâchoires........ désolant, d'autant plus désolant que j'ai participé dans la joie et la bonne humeur à l'essor du forum auquel je pense et que certains visiteurs reconnaîtront assurément.

 

L'outil internet est fort récent, peut-être qu'avec le temps les usages vont se policer ; de même qu'on ne se fout plus (plus trop...) sur la gueule au sortir du bistrot, on arrêtera de virtuellement s'agonir d'injures aussi bêtes qu'infondées, d'affirmer sans savoir, d'expliquer sans connaître.

Parfois ça me fait rire, parfois non. Quand ça prend des proportions susceptibles de nuire durablement, ça commence à craindre.

 

Anecdote : dernièrement je me suis trouvée acculée à devoir faire une explication de texte parce qu'on ne m'a pas comprise. Non pas que je sois d'une grande limpidité dans mes propos mais quand même....  Il a fallut que je me fende de préciser que "sûrement" veut dire "avec sûreté", que c'est "certain", "juste", "vrai" et j'en passe..... Crotte alors ! On en est là ?

27 septembre 2011

 

 

Dans le temps moderne comme il va, la pétitionnite a pris une ampleur considérable grâce (ou à cause) de l'immédiateté des connexions cybernétiques. Pétitionner c'est bien, agir c'est mieux me suis-je toujours dis. Agir, pas simple. Il faut être nombreux et organisés pour peser et encore.... l'incontestable réussite des manif. contre la réforme des retraites n'a servie strictement à rien.

Alors quoi ? On se contente de signer un formulaire dont on a épluché le curiculum vitæ soigneusement si on en a le temps ? Et bien ça m'a barbé, ça me barbe. Cette impression d'acquérir une bonne conscience à faible engagement me paraît quand même être largement une escroquerie intellectuelle. De surcroît ma conscience va très bien, merci !

Me paraît....... disons me paraissait. En lisant les propos de Monsieur Louis Joinet dans Siné Mensuel, j'ai tendance à un poil changer d'avis sur un sujet au moins, celui des prisonniers politiques. Il donne des exemples de prisonniers qui ont appris du fond de leur trou sans issue, que du monde se bougeait le popotin pour les ramener au jour et ça leur redonnait de la force pour supporter les avanies sans nom qu'ils subissaient.

S'il le dit Monsieur Joinet, il sait de quoi il parle lui.

Maintenant, je signerai les pétitions que ma copine Néli, responsable à Amnesty International m'envoie avec un peu plus de sentiment qu'avant quoique ce ne soit pas un rude engagement tant physique que moral.

26 septembre 2011